lundi 30 avril 2007
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère... Incredible India!
Un Indien est arrivé tellement ivre dimanche à sa cérémonie de mariage que la famille
de la mariée l'a chassé et a demandé à son jeune frère de prendre sa place, ce que ce dernier a aussitôt fait.
"Le fiancé était complètement saoul et importunait les invités, alors la famille de la promise et les villageois l'ont chassé et ont demandé à son jeune frère de le remplacer", araconté un policier de l'Etat du Bihar.
Le fiancé, en larmes, a ensuite demandé pardon, mais il était trop tard.
de la mariée l'a chassé et a demandé à son jeune frère de prendre sa place, ce que ce dernier a aussitôt fait.
"Le fiancé était complètement saoul et importunait les invités, alors la famille de la promise et les villageois l'ont chassé et ont demandé à son jeune frère de le remplacer", araconté un policier de l'Etat du Bihar.
Le fiancé, en larmes, a ensuite demandé pardon, mais il était trop tard.
mercredi 25 avril 2007
mardi 24 avril 2007
dimanche 22 avril 2007
PROVOCATION
samedi 21 avril 2007
Votez!
Deux éditos... qui se ressemblent. Allez, votez BIEN!
Impératif démocratique
Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002. Pour légitime que soit l'aspiration à la diversité, au "déverrouillage" du système politique, que reflète la multiplicité des candidatures au premier tour de l'élection présidentielle, celle-ci doit s'effacer devant un impératif démocratique : éviter la désillusion et la colère qui naîtraient à nouveau d'un débat faussé, amputé. Il est important que notre "cher et vieux pays" puisse, au second tour, dire clairement où il veut aller ; et se prononce sur une certaine idée de notre avenir, de notre vivre ensemble. Il faut donc, au soir du premier tour, que soient réunies les conditions d'une claire et grande confrontation entre deux projets de société.
De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même ; il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix. Il sera temps, entre les deux tours, de comparer l'une à l'autre au regard des enjeux de la société française et de la place du pays dans le monde, afin de lever, si possible, les ambiguïtés et les déceptions nées de la campagne pour le premier tour.
Au tout début de celle-ci figurait en bonne place une aspiration tout aussi puissante que celle de ne pas revivre un 21 avril : celle d'un renouvellement de la vie publique, espéré à travers un saut de génération inédit. Parmi les trois candidats démocratiques qui peuvent nourrir l'espoir d'entrer à l'Elysée, en effet, deux le sont pour la première fois (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy), le troisième (François Bayrou) l'est au nom d'une posture nouvelle (une forme d'union nationale).
Tous trois sont jeunes et proclament leur volonté de changement. Chacun promet donc de bousculer les habitudes françaises et de rompre avec les tabous de son camp. A ce stade, cette forme de renouvellement, si elle a ramené l'intérêt du pays vers la chose publique, n'a pas donné pleine satisfaction. L'un des grands paradoxes de la campagne pour le premier tour de scrutin est en effet que celle-ci porte la marque d'une forte attente, mais aussi d'une réelle indécision, largement provoquée par une déception palpable.
A l'origine de celle-ci se trouve vraisemblablement l'impression donnée par Mme Royal et M. Sarkozy d'une oscillation permanente, liée à leur souci tactique de se disputer chaque thème (les petits drapeaux de l'une répondant aux proclamations de l'autre sur la crise d'identité, par exemple) et surtout à leur commune obsession de coller à l'opinion du moment. M. Bayrou prête peu le flanc à une telle critique du fait d'une campagne axée principalement sur l'idée d'une recomposition politique, que ne permettent pas les institutions actuelles, et qui revient de sa part à spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable.
Nous eûmes donc les allers-retours de Nicolas Sarkozy, se proclamant libéral avant de redevenir classiquement colbertiste. A moins que, comme le disent les Britanniques, il ne soit libéral quand les affaires marchent, protectionniste quand l'Etat est impuissant. Ségolène Royal, quant à elle, nous conduisait à ne plus trop prêter attention à ses premières annonces, pour attendre l'inévitable correction de tir qui ne manquerait pas de suivre. L'un et l'autre ont eu, en quelque sorte, une attitude de journaliste plus que de candidat. Ils ont fait campagne en cherchant à rebondir sur des actualités et des émotions successives, leurs priorités respectives étant finalement gommées à force de sauter d'un sujet à l'autre.
Non que les grands sujets aient été oubliés : le chômage, le pouvoir d'achat, l'école, la protection sociale, la sécurité ont tour à tour tenu la vedette. Mais chacun de ces thèmes a fait l'objet de propositions parcellaires. En cela, cette première partie de campagne a illustré la grande difficulté des démocraties modernes : celle de la construction d'une unité sociale et politique à partir de l'émancipation et de la séparation des individus. Il est donc indispensable qu'entre les deux tours chacun soit à même de ramasser et d'organiser ses propositions, au nom de l'indispensable recherche d'une nouvelle dynamique et de la relance d'une perspective de progrès économique et social qui fasse toute leur place aux différentes composantes de la société.
D'ici là, ayons à l'esprit que si le rapport des forces, dans le pays, semble assez nettement favorable à la droite (du moins si l'on se fie aux enquêtes d'opinion), les attentes principales – chômage, pouvoir d'achat – sont à gauche.
Malgré le caractère, à certains égards, époustouflant de la percée de François Bayrou, sa présence s'analyse aussi comme le retour au schéma classique d'une primaire à droite (comme le furent les combats Chirac-Giscard, Barre-Chirac, Balladur-Chirac), qui a pour effet mécanique de contenir le vote Le Pen (lequel avait percé en 2002 en l'absence d'une telle compétition à droite).
L'audience du candidat "centriste" n'est allée au-delà que parce qu'il y a une impatience, à gauche, face à un PS incapable de faire émerger une force sociale-démocrate moderne. Ségolène Royal devra donc s'assumer telle qu'elle est en réalité, c'est-à-dire convaincue de cette nécessaire évolution, et non telle que le PS voudrait qu'elle soit. Elle a laissé entrevoir cette perspective de façon non délibérée, et certainement pas organisée. Elle devra donc y mettre la ténacité, la force de caractère, le courage qui sont les siens.
En face, Nicolas Sarkozy a pour lui d'être, de tous les candidats, le mieux préparé ; à ce stade le plus "crédible", selon les canons classiques du présidentiable. Mais à deux reprises, durant cette campagne, M. Sarkozy a franchi une ligne jaune, se plaçant en contradiction avec les valeurs qu'il affirme défendre quand il revendique aussi Camus, Blum et Jaurès. Le souhait de créer un ministère de l'identité nationale et de l'immigration renvoie immanquablement à des moments sombres de l'Histoire. Comme l'explique fort bien l'historien Gérard Noiriel, "lorsque l'Etat se mêle d'identité, cela donne des résultats terrifiants, incompatibles avec la démocratie". Attaqué de manière scandaleuse par Le Pen en raison de ses origines immigrées – qu'il revendique haut et fort, ce qui est tout à son honneur –, M. Sarkozy ne devait pas s'aventurer aussi loin sur les terres idéologiques du Front national.
De la même manière, sur quelles bases scientifiques s'appuie-t-il lorsqu'il avance que la pédophilie est d'origine génétique ? Sur quelles études réellement fiables sa conviction que les gènes sont responsables du suicide, chaque année en France, de 1 300 adolescents repose-t-elle ? De deux choses l'une : soit Nicolas Sarkozy est ignorant en ces matières fondamentales, et il aurait mieux fait de s'abstenir dans ce difficile débat sur les rôles respectifs de l'inné et de l'acquis ; soit il est persuadé du bien-fondé de ce qu'il dit, et il y a lieu de s'inquiéter de son engouement pour des thèses déterministes condamnables. En ces deux moments donc, M. Sarkozy, tout à son souhait de "fixer" sur son nom des électeurs de Jean-Marie Le Pen, a travesti sa nature de républicain sincère. C'est du moins ce que l'on voudrait croire.
Dans notre système institutionnel, renforcé par l'inversion du calendrier (les législatives suivant obligatoirement la présidentielle), la bataille pour l'Elysée est la mère de toutes les batailles. L'attente du pays se concentre donc sur cette échéance, comme sur les personnalités susceptibles de l'emporter. Cette attente est d'autant plus forte qu'aucune des lourdes interrogations qui taraudent la société française (le débat sur l'"immobilisme", la force de la demande de changement dans une société qui craint de perdre ses acquis, la lancinante question de l'identité, l'état de la méritocratie à la française et la panne de l'ascenseur social, pour n'en citer que quelques-unes) n'a trouvé à ce jour de réponse claire. De ce point de vue, le dernier mandat de Jacques Chirac a fonctionné comme une sorte de parenthèse. Si bien que depuis son élection, en 1995, le pays n'a pas vraiment été en mesure de se prononcer clairement, positivement, pour dessiner son avenir.
Traditionnellement, dans un scrutin présidentiel, l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine. Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second. En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal.
Jean-Marie Colombani, Le monde du 19 avril

Voter = décider
Salut à toi, ô électeur hésitant, prince de cette campagne. Avec quelle précaution, quelle prudence, quelle délicatesse nous scrutons les moindres oscillations de ton coeur. Ainsi, selon ton choix, l'un sera roi ou l'autre reine. Dans les deux cas, c'est un choix respectable.
Mais il faut en mesurer les conséquences. Bayrou ? C'est fou. Folie compréhensible, empreinte d'une sagesse de juste milieu. Les partis traditionnels ont trop déçu, les équipes dirigeantes successives trop peu réussi au pouvoir pour qu'elles puissent se présenter devant l'électeur sans gêne. Tentons l'expérience d'un gouvernement des meilleurs, emmené par un Béarnais cousin de d'Artagnan. Portons-le, surtout, au second tour pour garantir la défaite de l'anxiogène Sarkozy. Un tracteur plutôt qu'une voiture de police : on devine le calcul. Calcul étrange tout de même, car tout entier fondé sur de fragiles sondages qu'on affecte par ailleurs d'ignorer. Les coups de billard à trois bandes sont rarement fiables, et la boule blanche disparaît souvent dans le trou de l'inconnue politique.
Impératif démocratique
Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002. Pour légitime que soit l'aspiration à la diversité, au "déverrouillage" du système politique, que reflète la multiplicité des candidatures au premier tour de l'élection présidentielle, celle-ci doit s'effacer devant un impératif démocratique : éviter la désillusion et la colère qui naîtraient à nouveau d'un débat faussé, amputé. Il est important que notre "cher et vieux pays" puisse, au second tour, dire clairement où il veut aller ; et se prononce sur une certaine idée de notre avenir, de notre vivre ensemble. Il faut donc, au soir du premier tour, que soient réunies les conditions d'une claire et grande confrontation entre deux projets de société.
De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même ; il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix. Il sera temps, entre les deux tours, de comparer l'une à l'autre au regard des enjeux de la société française et de la place du pays dans le monde, afin de lever, si possible, les ambiguïtés et les déceptions nées de la campagne pour le premier tour.
Au tout début de celle-ci figurait en bonne place une aspiration tout aussi puissante que celle de ne pas revivre un 21 avril : celle d'un renouvellement de la vie publique, espéré à travers un saut de génération inédit. Parmi les trois candidats démocratiques qui peuvent nourrir l'espoir d'entrer à l'Elysée, en effet, deux le sont pour la première fois (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy), le troisième (François Bayrou) l'est au nom d'une posture nouvelle (une forme d'union nationale).
Tous trois sont jeunes et proclament leur volonté de changement. Chacun promet donc de bousculer les habitudes françaises et de rompre avec les tabous de son camp. A ce stade, cette forme de renouvellement, si elle a ramené l'intérêt du pays vers la chose publique, n'a pas donné pleine satisfaction. L'un des grands paradoxes de la campagne pour le premier tour de scrutin est en effet que celle-ci porte la marque d'une forte attente, mais aussi d'une réelle indécision, largement provoquée par une déception palpable.
A l'origine de celle-ci se trouve vraisemblablement l'impression donnée par Mme Royal et M. Sarkozy d'une oscillation permanente, liée à leur souci tactique de se disputer chaque thème (les petits drapeaux de l'une répondant aux proclamations de l'autre sur la crise d'identité, par exemple) et surtout à leur commune obsession de coller à l'opinion du moment. M. Bayrou prête peu le flanc à une telle critique du fait d'une campagne axée principalement sur l'idée d'une recomposition politique, que ne permettent pas les institutions actuelles, et qui revient de sa part à spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable.
Nous eûmes donc les allers-retours de Nicolas Sarkozy, se proclamant libéral avant de redevenir classiquement colbertiste. A moins que, comme le disent les Britanniques, il ne soit libéral quand les affaires marchent, protectionniste quand l'Etat est impuissant. Ségolène Royal, quant à elle, nous conduisait à ne plus trop prêter attention à ses premières annonces, pour attendre l'inévitable correction de tir qui ne manquerait pas de suivre. L'un et l'autre ont eu, en quelque sorte, une attitude de journaliste plus que de candidat. Ils ont fait campagne en cherchant à rebondir sur des actualités et des émotions successives, leurs priorités respectives étant finalement gommées à force de sauter d'un sujet à l'autre.
Non que les grands sujets aient été oubliés : le chômage, le pouvoir d'achat, l'école, la protection sociale, la sécurité ont tour à tour tenu la vedette. Mais chacun de ces thèmes a fait l'objet de propositions parcellaires. En cela, cette première partie de campagne a illustré la grande difficulté des démocraties modernes : celle de la construction d'une unité sociale et politique à partir de l'émancipation et de la séparation des individus. Il est donc indispensable qu'entre les deux tours chacun soit à même de ramasser et d'organiser ses propositions, au nom de l'indispensable recherche d'une nouvelle dynamique et de la relance d'une perspective de progrès économique et social qui fasse toute leur place aux différentes composantes de la société.
D'ici là, ayons à l'esprit que si le rapport des forces, dans le pays, semble assez nettement favorable à la droite (du moins si l'on se fie aux enquêtes d'opinion), les attentes principales – chômage, pouvoir d'achat – sont à gauche.
Malgré le caractère, à certains égards, époustouflant de la percée de François Bayrou, sa présence s'analyse aussi comme le retour au schéma classique d'une primaire à droite (comme le furent les combats Chirac-Giscard, Barre-Chirac, Balladur-Chirac), qui a pour effet mécanique de contenir le vote Le Pen (lequel avait percé en 2002 en l'absence d'une telle compétition à droite).
L'audience du candidat "centriste" n'est allée au-delà que parce qu'il y a une impatience, à gauche, face à un PS incapable de faire émerger une force sociale-démocrate moderne. Ségolène Royal devra donc s'assumer telle qu'elle est en réalité, c'est-à-dire convaincue de cette nécessaire évolution, et non telle que le PS voudrait qu'elle soit. Elle a laissé entrevoir cette perspective de façon non délibérée, et certainement pas organisée. Elle devra donc y mettre la ténacité, la force de caractère, le courage qui sont les siens.
En face, Nicolas Sarkozy a pour lui d'être, de tous les candidats, le mieux préparé ; à ce stade le plus "crédible", selon les canons classiques du présidentiable. Mais à deux reprises, durant cette campagne, M. Sarkozy a franchi une ligne jaune, se plaçant en contradiction avec les valeurs qu'il affirme défendre quand il revendique aussi Camus, Blum et Jaurès. Le souhait de créer un ministère de l'identité nationale et de l'immigration renvoie immanquablement à des moments sombres de l'Histoire. Comme l'explique fort bien l'historien Gérard Noiriel, "lorsque l'Etat se mêle d'identité, cela donne des résultats terrifiants, incompatibles avec la démocratie". Attaqué de manière scandaleuse par Le Pen en raison de ses origines immigrées – qu'il revendique haut et fort, ce qui est tout à son honneur –, M. Sarkozy ne devait pas s'aventurer aussi loin sur les terres idéologiques du Front national.
De la même manière, sur quelles bases scientifiques s'appuie-t-il lorsqu'il avance que la pédophilie est d'origine génétique ? Sur quelles études réellement fiables sa conviction que les gènes sont responsables du suicide, chaque année en France, de 1 300 adolescents repose-t-elle ? De deux choses l'une : soit Nicolas Sarkozy est ignorant en ces matières fondamentales, et il aurait mieux fait de s'abstenir dans ce difficile débat sur les rôles respectifs de l'inné et de l'acquis ; soit il est persuadé du bien-fondé de ce qu'il dit, et il y a lieu de s'inquiéter de son engouement pour des thèses déterministes condamnables. En ces deux moments donc, M. Sarkozy, tout à son souhait de "fixer" sur son nom des électeurs de Jean-Marie Le Pen, a travesti sa nature de républicain sincère. C'est du moins ce que l'on voudrait croire.
Dans notre système institutionnel, renforcé par l'inversion du calendrier (les législatives suivant obligatoirement la présidentielle), la bataille pour l'Elysée est la mère de toutes les batailles. L'attente du pays se concentre donc sur cette échéance, comme sur les personnalités susceptibles de l'emporter. Cette attente est d'autant plus forte qu'aucune des lourdes interrogations qui taraudent la société française (le débat sur l'"immobilisme", la force de la demande de changement dans une société qui craint de perdre ses acquis, la lancinante question de l'identité, l'état de la méritocratie à la française et la panne de l'ascenseur social, pour n'en citer que quelques-unes) n'a trouvé à ce jour de réponse claire. De ce point de vue, le dernier mandat de Jacques Chirac a fonctionné comme une sorte de parenthèse. Si bien que depuis son élection, en 1995, le pays n'a pas vraiment été en mesure de se prononcer clairement, positivement, pour dessiner son avenir.
Traditionnellement, dans un scrutin présidentiel, l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine. Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second. En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal.
Jean-Marie Colombani, Le monde du 19 avril

Voter = décider
Salut à toi, ô électeur hésitant, prince de cette campagne. Avec quelle précaution, quelle prudence, quelle délicatesse nous scrutons les moindres oscillations de ton coeur. Ainsi, selon ton choix, l'un sera roi ou l'autre reine. Dans les deux cas, c'est un choix respectable.
Mais il faut en mesurer les conséquences. Bayrou ? C'est fou. Folie compréhensible, empreinte d'une sagesse de juste milieu. Les partis traditionnels ont trop déçu, les équipes dirigeantes successives trop peu réussi au pouvoir pour qu'elles puissent se présenter devant l'électeur sans gêne. Tentons l'expérience d'un gouvernement des meilleurs, emmené par un Béarnais cousin de d'Artagnan. Portons-le, surtout, au second tour pour garantir la défaite de l'anxiogène Sarkozy. Un tracteur plutôt qu'une voiture de police : on devine le calcul. Calcul étrange tout de même, car tout entier fondé sur de fragiles sondages qu'on affecte par ailleurs d'ignorer. Les coups de billard à trois bandes sont rarement fiables, et la boule blanche disparaît souvent dans le trou de l'inconnue politique.
Les votes, faut-il le rappeler, sont des décisions et non des messages. Si l'on vote Bayrou, c'est qu'on décide, vraiment, de faire disparaître la gauche dès le premier tour pour la deuxième fois de suite, autrement dit de la rayer de la carte. S'il y a un message, il est clair : adieu gauche, socialisme, réforme sociale incertaine mais généreuse, lutte contre le libéralisme débridé, humanisation historique du capitalisme. Place aux gestionnaires, qui parlent avec raison de la dette et des déficits mais qui ne prévoient pas grand-chose pour les oubliés du redressement économique, si redressement il y a. Tout un pan d'histoire, défilés Bastille-République, drapeaux écarlates et chants fraternels renvoyés au musée. Mais l'avenir a parfois besoin du passé, serait-il couleur sépia. D'autant que le mandat de Royal, au second tour, ne consistera pas à rétablir le vieux socialisme. Mais à le dynamiter.
Laurent Joffrin, Libération du vendredi 20 avril 2007
samedi 14 avril 2007
Jeu concours (2)
Histoire de jouer un peu. Devinettes. Qui jette quoi?
1 - Madonna
2 - Bruce Willis
3 - Sharon Stone
4 - Jack Nicholson
Image A

Image B

Image C

Image D

Sinon, allez manger une glace sur l'Ile Saint-Louis puis rendez-vous à la Maison européenne de la photographie. Deux expos amusantes : Trash et Digital Diaries. Différentes mais amusantes!
1 - Madonna
2 - Bruce Willis
3 - Sharon Stone
4 - Jack Nicholson
Image A

Image B

Image C

Image D

Sinon, allez manger une glace sur l'Ile Saint-Louis puis rendez-vous à la Maison européenne de la photographie. Deux expos amusantes : Trash et Digital Diaries. Différentes mais amusantes!
vendredi 13 avril 2007
Comment devient-on présentatrice sur LCI?
Je vous laisse le soin de juger...
"LCI.fr vous propose de découvrir en exclusivité les essais et l'interview d'Erika Moulet, qui fera ses débuts à l'antenne samedi à 11h."
"LCI.fr vous propose de découvrir en exclusivité les essais et l'interview d'Erika Moulet, qui fera ses débuts à l'antenne samedi à 11h."
mardi 10 avril 2007
J'ai peur...
Normalement, les choses futiles et agréables ont la priorité sur Delhicieux. Mais parfois... NON!
"En attendant et jusqu’au 6 mai, ProChoix a décidé de mettre en ligne
chaque jour des articles permettant d’éclairer les citoyens avant de
voter. Nicolas Sarkozy, comme d’autres figures charismatiques, a réussi
une formidable opération de communication depuis 2002. Mais que nous
cache cet écran de fumée ? Quel est son vrai bilan, son programme et
quel homme d’Etat fera-t-il ? Pour le savoir, Caroline Fourest &
Fiammetta Venner ont enquêté sur son rapport à la laïcité, à la liberté
de la presse, à la séparation des pouvoirs et sur la « France d’après ».
Chaque jour à partir du 4 avril, retrouvez leurs articles en ligne, mais
aussi des vidéos et des illustrations. Vous pouvez vous abonnez à la
liste de diffusion RSS pour recevoir sur votre adresse email les
articles au fur et à mesure de leur mise en ligne."
Et j'en rajoute une couche :
Extraits vidéo tirés de Lundi investigation concernant les bonnes affaires de Nicolas Sarkozy.
"En attendant et jusqu’au 6 mai, ProChoix a décidé de mettre en ligne
chaque jour des articles permettant d’éclairer les citoyens avant de
voter. Nicolas Sarkozy, comme d’autres figures charismatiques, a réussi
une formidable opération de communication depuis 2002. Mais que nous
cache cet écran de fumée ? Quel est son vrai bilan, son programme et
quel homme d’Etat fera-t-il ? Pour le savoir, Caroline Fourest &
Fiammetta Venner ont enquêté sur son rapport à la laïcité, à la liberté
de la presse, à la séparation des pouvoirs et sur la « France d’après ».
Chaque jour à partir du 4 avril, retrouvez leurs articles en ligne, mais
aussi des vidéos et des illustrations. Vous pouvez vous abonnez à la
liste de diffusion RSS pour recevoir sur votre adresse email les
articles au fur et à mesure de leur mise en ligne."
Et j'en rajoute une couche :
Extraits vidéo tirés de Lundi investigation concernant les bonnes affaires de Nicolas Sarkozy.
samedi 7 avril 2007
vendredi 6 avril 2007
En Inde, la tentative de sauvetage du Gange par les textes sacrés

A Narora, petite ville située au bord du Gange, il y a un rituel que les pèlerins n'osent plus accomplir. "Je préfère porter l'eau du fleuve à mon visage et la laisser couler le long de mes bras plutôt que la boire", explique l'un d'eux. D'après les textes sacrés hindous, boire l'eau du Gange est censé purifier le corps et l'esprit. Aujourd'hui, elle empoisonne. "A certains endroits du fleuve, les buffles sont interdits de baignade et les enfants ont l'interdiction de jouer avec l'eau du fleuve pour éviter les problèmes dermatologiques", ajoute Vidya Moni, chargée de la protection de l'écosystème chez WWF.
Aux cadavres de buffles et aux cendres humaines charriés depuis toujours par le Gange sont venus s'ajouter les déchets toxiques déversés par les usines. Des tanneries, des usines de sucre et de transformation de métaux jalonnent les berges du fleuve. Certains jours, les villageois voient passer des nappes rouges et brunes à la surface de l'eau. "Le Gange n'en peut plus", se lamente Shri Anand Singh, ancien maire du village de Karnawas.
La pollution est d'autant plus dangereuse et visible que le débit du fleuve se réduit de jour en jour. En amont de Narora, trois canaux ont été creusés pour irriguer les champs de la région et alimenter en eau une centrale nucléaire. L'eau, en provenance de l'Himalaya, est aussi de plus en plus rare car les glaciers de la chaîne montagneuse diminuent sous l'effet du réchauffement climatique. L'Inde ne publie aucune statistique sur le débit du Gange pour éviter les querelles avec son voisin, le Bangladesh, situé tout au bout du fleuve, long de plus de 2 500 kilomètres. "Les ingénieurs se contentent de mesurer le taux d'oxygène contenu dans l'eau", explique Sandeep Behera, chargé du programme de conservation du Gange chez WWF.

DISPARITION DES DAUPHINS
Le Gange a donc commencé à faire ses premières victimes. Ces 25 dernières années, 30 % des espèces aquatiques ont disparu. D'autres sont en voie de disparition. Parmi elles, une espèce inquiète particulièrement les habitants de Narora : les dauphins. "Mais pas n'importe lesquels, s'exclame Shyam Mohan, chargé de la conservation des dauphins chez WWF, ce sont les dauphins messagers des dieux."
D'après la légende, le Gange a coulé du chignon du dieu Shiva sur Terre, "blanc comme le lait", avec les dauphins comme indicateurs de la pureté du fleuve. Il n'y a plus aujourd'hui que 1 800 dauphins, contre 6 000 il y a dix ans "car ils évoluent dans des eaux profondes, or celles-ci sont de plus en plus rares dans cette partie du Gange", explique Tawqir Bashir, un étudiant qui réalise une thèse sur le sujet.
Il y a dix ans, Sandeep Behra prend conscience du danger. "Il était inconcevable d'aligner des chiffres et des statistiques devant des villageois qui, pour la plupart, ne savent ni lire, ni écrire", se rappelle Sandeep Behra. Dans cette région très croyante, les brahmanes, religieux hindous, détiennent l'autorité. Sandeep Behra est allé rendre visite à chacun d'entre eux pour les convaincre de sensibiliser la population aux menaces qui pèsent sur le fleuve. Les textes sacrés ont été mis à contribution pour protéger l'écosystème du Gange.
"Le succès a été total, témoigne le brahmane Kerilesh Kumar Vedic. Même les pêcheurs ont arrêté leur activité et sont devenus végétariens." La plupart d'entre eux, aidés par le gouvernement, se sont reconvertis dans la production de mangues. Quant aux agriculteurs, ils ont réduit l'utilisation de pesticides. Le Gange est redevenu la "mère" et les poissons sont redevenus des dieux.
Kerilesh Kumar Vedic ne veut pas s'arrêter là. Il faut encore convaincre les industriels, même s'il doute que les textes sacrés puissent changer leurs méthodes de production.
Bientôt, il leur rendra visite avec, dans la poche de sa longue tunique blanche, un petit texte griffonné à l'encre bleue, composé des vers en sanskrit recopiés des Upanishads, textes sacrés hindous. Puis il leur lira à voix haute : "Le Gange a le pouvoir de nous laver de nos péchés et de mener chacune des générations futures à la délivrance. Le Gange nous sauvera pour les siècles à venir."
mardi 3 avril 2007
ATTENTION PROMESSE
Delhirante a promis hier soir... elle était sans doute un peu alcoolisée mais qu'importe, profitons de ce moment de faiblesse. J'ai droit à un restau si elle n'écrit pas un petit mot sur ce blog cette semaine. Les paris sont lancés, vous pouvez participer...
Et puis voici un petit souvenir indien. Varanasi, la cité sacrée.
Et puis voici un petit souvenir indien. Varanasi, la cité sacrée.
lundi 2 avril 2007
Miam, c'est le printemps!

Alors pour fêter cela... dégustons de bons gâteaux... profitons du soleil pendant que d'autres travaillent. Je laisse la parole à un Delhicieux ami qui nous livre sa recette de Crumble à la framboise. A toi, Henry Jay.
Ingrédients. Pour préparer ce dessert pour 4 personnes, il faut : 130 g. de farine, 80 g. de sucre, 50 g. de sucre roux, 100 g. de beurre, 400 g. de framboises.
Préparation du crumble aux framboises. Cette recette est très facile à faire. La préparation demande environ 15 mn et il faut prévoir environ 35 mn pour la cuisson. Faire préchauffer le four à thermostat 6 (180°C). Couper le beurre en petits morceaux. Dans un petit saladier, mélanger la farine, le sucre et le sucre roux. Ajouter le beurre et travailler le mélange en l'émiettant du bout des doigts, juqu'à ce qu'il prenne la consistance de miettes, comme de la
chapelure. Placer les framboises au fond d'un plat allant au four, et les recouvrir avec la pâte.
Faire cuire 35 mn environ.
Laisser refroidir avant de goûter. Bon appétit.

Pour les gourmets francophones et anglophiles : en anglais, to crumble signifie s'effriter, s'écrouler, ou encore s'émietter, à rapprocher de crumb (miette). Ce verbe est employé ici comme un nom en référence à la consistance de la pâte qui recouvre les fruits en s'émiettant.
Ainsi, il peut arriver que dans le fil de la dégustation, vous soyez pris d'une grande nostalgie,
ou d'un vertige, en songeant à la civilisation, notamment à ses technostructures et ses architextures mobiles, corrodées par la rouille du temps.
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